SNESUP

Appel du snesup à un mouvement de longue durée

, par Marc Champesme

Face à l’avalanche de réformes et aux mesures budgétaires qui menacent
le service public d’enseignement supérieur et de recherche, le snesup
appelle à construire une large mobilisation de longue durée de
l’ensemble de la communauté universitaire. Il s’agit de mettre en
échec ces réformes qui risquent bien de nous faire faire un grand bon
en arrière de part la conception rétrograde de notre président et de
son gouvernement tant en ce qui concerne la recherche et l’éducation,
qu’en ce qui concerne les droits et les conditions d’emploi des
salariés (notamment les fonctionnaires).

POUR L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET LA RECHERCHE Appel à un mouvement de longue durée

Le SNESUP soutient sans réserve les actions visant à mettre en échec un
traitement bibliométrique plus ou moins automatisé pour évaluer la
recherche dans ses dimensions collectives et individuelles.

Mais l’ampleur des dispositifs de démantèlement du service public de
l’enseignement supérieur et de la recherche, les atteintes aux libertés
scientifiques, obligent de voir en plus grand les modalités d’action
auxquelles nous appelons les universitaires. Rétention des
évaluations destinées aux agences (ANR et AERES) bien sûr, mais ceci ne
concerne pas tous les acteurs pourtant rudement éprouvés par les 900
suppressions d’emplois.

L’alourdissement des conditions de travail, des dispositifs
insatisfaisants pour l’aide sociale et pédagogique aux étudiants, le
sabotage gouvernemental de la formation des enseignants, fragilisent,
malgré l’engagement de tous les personnels, le système public
d’enseignement supérieur. Dans ce contexte, l’auto-satisfaction
incessante de la ministre, autour d’un pauvre bréviaire de palmarès et
de concurrence, crée un véritable malaise.

Pour
- l’abandon des suppressions d’emplois (budgétaires et allocations) et
un plan de recrutement fondé sur les besoins par établissement ;
- le maintien des statuts nationaux des enseignants-chercheurs :
compensation nationale des réductions de service systématiques pour les
nouveaux enseignants-chercheurs ;
- la collégialité : dans des instances majoritairement composées d’élus,
avec parité MCF et PR : rôle accru des sections du CNU, abandon des
critères exclusivement bibliométriques.

Le SNESUP appelle à une première phase de grève administrative à partir
du lundi 6 octobre.
Les modalités proposées : boycott de conseils et instances, blocage des
transmissions administratives, report d’examens et de contrôles
continus, non affichage des notes, doivent construire une dynamique
associant personnels et étudiants pour gagner sur ces indispensables
revendications.

Toutes les organisations syndicales et collectifs (SLR, SLU) sont
invités à prendre toute leur part dans la réussite de ce début de
mouvement qui vise, sur la durée, à infléchir notablement les
orientations gouvernementales.