Comité de mobilisation Paris 13

Résultats de la consultation des personnels de l’Université Paris 13 sur les réformes dans l’enseignement supérieur et la recherche

, par Marc Champesme

Le gouvernement a lancé une rafale de réformes dans l’enseignement supérieur et la recherche sans discussion ni concertation. Ces projets et ces méthodes ont provoqué 4 mois de grève généralisée, des menaces sur la bonne tenue des examens et une perturbation historique dans les Universités. Reprenant la propagande ministérielle, plusieurs médias continuent néanmoins d’annoncer que ces réformes seraient "conformes aux attentes de la communauté universitaire"….

Dans ce contexte, les personnels de l’Université Paris13 ont organisé une consultation à bulletin secret de tous les personnels et doctorants sur ces différentes réformes, qui s’est déroulée du 25 au 29 mai sur le campus de Villetaneuse. Plus de 500 personnes y ont participé (participation de 45 % parmi les enseignants, enseignants chercheurs, chercheurs, 23 % pour les personnels Biatoss.

Les résultats de cette consultation confirment le formidable rejet de ces réformes :

Question POUR CONTRE
Etes-vous pour ou contre le système SYMPA 5 % 82 %
Etes-vous pour ou contre les nouveaux principes de gestion des personnels 4 % 84 %
Etes-vous pour ou contre le décret sur le statut des enseignants-chercheurs 5 % 81 %
Etes-vous pour, contre le projet de formation des enseignants (masterisation) 2 % 85 %
Etes-vous pour ou contre le nouveau contrat doctoral 6 % 61 %
Etes-vous pour ou contre les réformes actuelles des organismes de recherche : 5 % 79 %
Etes-vous pour ou contre la loi LRU 6 % 78 %
Pensez-vous que le gouvernement a apporté des réponses satisfaisantes
aux revendications portées depuis 15 semaines par les universitaires ?
1 % 93 %

L’Assemblée Générale des personnels de l’Université Paris 13 invite l’ensemble des Universités à procéder à une consultation similaire pour que les professionnels de l’Université puissent, enfin, donner leur opinion, la faire connaître et confirmer à nouveau leur rejet de ces réformes ainsi que leur refus de leur application.