Austérité à Paris 13

Motion des directeurs de composantes de Paris 13

, par Marc Champesme

Les directeurs de composante de Paris 13 qui se réunissaient ce matin ont adopté la motion ci-jointe, qui énonce un certain nombre de revendications et menace de refuser d’organiser la rentrée si elles ne sont pas satisfaites. Ils sont venus la lire devant les personnels qui s’étaient rassemblés sur le forum de l’Université, pour une première action de protestation (environ 70 personnes présentes).

MOTION des directeurs de composantes de l’université Paris 13

Les directeurs de composantes réunis le 24 juin 2013 sont bien conscients des difficultés financières que traverse notre université. Toutefois, ils protestent vivement contre les coupes budgétaires dramatiques qui pénalisent fortement l’ensemble des composantes de l’université Paris 13. L’ampleur de ces restrictions annoncées trop tardivement, sans aucune concertation avec les directeurs de composantes crée une situation unique où nous n’aurons pas les moyens de remplir notre mission de service public d ’enseignement. La conséquence de ces coupes budgétaires conduira à une asphyxie totale des composantes, voire pour certaines d’entre elles à un risque de disparition. Aujourd’hui, on veut nous imposer des restrictions budgétaires majeures alors que le CA de l’université ne s’est même pas prononcé sur ces mesures.

L’université Paris 13 reconnue déjà comme très largement sous-dotée en BIATSS et en enseignants ne peut supporter les contraintes de restrictions budgétaires imposées par notre ministère de tutelle et répercutées par une amonce au conseil d’administration de Paris 13. Les gels et les suppressions de postes prévus par le conseil d’administration mettent en péril chacune des composantes, En particulier, le non renouvellement de nos postes de professeurs et de maîtres de conférences associés affaiblit les formations professionnalisantes et en priorité les cursus en apprentissage qui sont pourtant les fers de lance de l a politique annoncée par le gouvernement actuel et relayée par le président de l’université Paris 13. La suppression des postes de BIATSS amène aussi à la disparition de certains services au sein des composantes.

Nous protestons également vivement contre la politique interne de l’université Paris 13 où les décisions sont prises sans concertation avec les directeurs de composantes les cantomiant de fait à un rôle purement administratif et technique. Cette absence de vision globale qui pourrait nous amener à faire de réels choix politiques concertés pour l’avenir de notre université a pour conséquence l’application de mesures purement comptables sans aucune réalité du terrain et des besoins réels des composantes. Nous demandons à notre ministère de tutelle d’allouer à l’université Paris 13 les 10 millions d’euros qui manquent à notre dotation.

Nous demandons au président de l’Université de différer toutes les restrictions budgétaires, en particulier :
- De renoncer à envoyer les lettres de non renouvellement des contractuels, des professeurs et maîtres de conférences associés tant qu’une réelle concertation globale impliquant tous les acteurs et en particulier les directeurs de composantes ne soit enfin instaurée sur l’université Paris 13.
- De surseoir à une nouvelle baisse des heures d’enseignement nous mettant dans une situation où il ne devient plus possible d’assurer un enseignement de qualité.
- De recevoir en urgence les directeurs de composante en présence des 3 VP statutaires de l’université afin de négocier collectivement des solutions concertées et équitables.

Sans réponse positive du Président de l’université Paris 13 sur ces trois revendications, nous refuserons d’organiser la rentrée universitaire en septembre 2013 et donc d’accueillir les étudiants au sein de nos composantes.